Sur les routes pour défendre leur nouvel album sea of cowards sorti moins d'un an après leur premier opus, la bande de Jack White se produira au bataclan le 30 juin, aux Eurockeenes de Belfort 2 juillet ainsi qu'à Montreux le 3 juillet .
Petit rappel : BURZUM est un one man band norvégien de black métal crée au début des années 90 par Varg Vikernes (alias Count Grishnack).
Faisant parti du cercle très fermé des protagonistes du black métal norvégien (URUK HAI (futur IMMORTAL), MAYHEM, etc...) qui en est dans ses débuts, il sort des albums qu'il réalise seul avec ses propres moyens ce qui en découle des disques d'un black métal froid et sombre avec toujours 1 ou 2 titres ambiants, mal produits où la voix hurlante et écorché de Varg en fait un style si particulier. Outre ses déboires avec la justice pour avoir incendié des églises, il assassinera son compatriote euronymous, guitariste de MAYHEM en 1993 et sera condamné à 21 ans de prison, ce qui ne fera qu'accroître sa notoriété. Dès lors 2 clans de fans se formeront avec d'un coté les pro BURZUM et les pro MAYHEM...
Filosofem 4e opus de BURZUM est un disque particulier dans la carrière de Varg Vikernes.
Enregistré en 1993, l'album sort en 1996 soit 3 ans après son incarcération. Il s'agit de son dernier album dans le style black metal puisque les albums qui suivront seront dark ambiant et réalisés dans sa cellule avec pour seul instrument un clavier.
Cet album n'en est pas moins le meilleur pour beaucoup de ses fans (moi y compris), tout les ingrédients qui ont fait les débuts de BURZUM sont là en puissance 10.
Sur les 3 premiers titres, les guitares sont saturés au maximum donnant un son tranchant, la voix de Varg légèrement plus en retrait qu'avant saturée également où il s'époumone comme il ne l'avait jamais fait auparavant, rythmes lents et atmosphériques qui en fait ce coté très sombre qu'on lui connait, claviers discrets mais néanmoins indispensables, du grand BURZUM (le morceau jesus død est un grand moment).
Les 3 derniers morceaux sont plus expérimentaux, le 5e est même une longue pièce de 25 minutes joué au clavier, le rythme est lent, la base composé de quelques notes au clavier est toujours la même sans beaucoup de changement et pourtant aucun sentiment de lassitude, une sorte de plongée dans les ténèbres qui est envoutante, un must !
La légende veut que Vikernes n'a pas pu effectué le mixage final de l'album et qu'il aurait donné des instructions depuis sa cellule, ses fans ont pu écouter le disque avant lui car il a reçu une copie de l'album terminé plusieurs mois après sa sortie, un comble !
Aujourd'hui Varg Vikernes est sorti de prison et a réactivé BURZUM 11 ans après la sortie du dernier album ambiant hliðskjálf . Le nouvel album belus sorti en mars est un retour aux sources du black métal, Varg n'a pas dit son dernier mot.
PATRICE que l'on ne présente plus aujourd'hui s'est offert une parenthèse reggae 1 an après la sortie de son 2e album how do you call it ?. Accompagné de ses compatriotes, moins connus chez nous, les SILLY WALKS MOVEMENT, spécialistes du reggae made in Allemagne dont la particularité est qu'ils font appels à différents chanteurs sur chacun de leurs albums (que je vous invite à découvrir d'ailleurs).
Ici outre des compos originales, le chanteur a fait une sélection de quelques uns de ses morceaux, et SILLY WALKS a fait le reste. Et là surprise ! Et si finalement PATRICE était fait pour le reggae ? Car oui le mélange fonctionne parfaitement, les titres prennent une autre dimension.
Ok j'ai eu peur en écoutant le début de l'album car le 1er titre truly majestic est une ballade acoustique guitare-voix très jolie certes mais rien de rastafarien là dedans ! Ouf il ne s'agissait que d'un faux départ car le reste de l'album est une véritable réussite, les SILLY WALKS connaissent leur boulot, la rythmique basse/batterie est parfaitement maitrisé, le son est niquel, grattes, claviers, cuivres, percussions tout les ingrédients sont là et PATRICE est à l'aise, tout simplement génial ! Everyday good tiré du 1er (et très bon) album ancient spirit à la base plutôt assez posé prend ici une nouvelle fraicheur rythmé et dansante qui fait plaisir aux oreilles !
Ormis 2 morceaux très proche du style de PATRICE (truly majestic cité plus haut et I'll be near), cet album est une vrai reconversion du chanteur qui mérite l'écoute, car à l'époque il n'a bénéficié d'aucune promo et est passé plutôt inaperçu ce qui est dommage car il permet aussi de découvrir ce superbe collectif que sont les SILLY WALKS MOVEMENT qui eux, font du bon reggae !
Seul regret l'album est court, seulement 10 morceaux dont un dub.